L’optimisme, “l’outil de fou” de Cyr

Cyr DIORÉ est multi-casquettes : Greenf!b, Germe, Coviaé,… il a tout d’un hyperactif et pourtant, il est doux et posé :). J’ai eu le plaisir de l’interviewer dans le cadre de ma série de podcast Un petit rayon de breizh et je délivre ici les points clés que j’ai retenus de cette entrevue.

L’optimisme, c’est une façon de voir les choses 👀

Les situations sont comme elles sont, on ne peut pas les changer. Par contre, c’est la façon dont on voir les choses, qui va changer, non pas la situation, mais ce que je vais en faire derrière. C’est avant tout une question d’énergie : est-ce que je vois la situation de façon négative ou est-ce que je vois la situation d’une façon positive ? Cyr dit : “ce que je regarde se développe”. Le regard que je porte sur la situation est plus important que la situation elle-même. Quand tu dis à ton enfant : “attention, tu vas tomber”, il y a plus de chances pour que l’enfant tombe car il va se focaliser sur “ne pas tomber”. Or, le cerveau ne perçoit pas le négatif, donc il comprend “tomber”. C’est pareil lorsque tu es à vélo : si tu te focalises sur l’obstacle, tu risques de perdre tes moyens alors que si tu te focalises sur la façon d’éviter l’obstacle, tu l’évites. Dans la plupart des cas, tu ne peux pas changer la situation, alors prend-la telle qu’elle est et change ta manière d’en faire quelque chose.

“C’est un outil de fou” 😱

Est-ce que tu t’es déjà posé cette question : “est-ce possible qu’un enfant n’arrive pas à marcher ?”. Non ? Et bien avant de rencontrer Cyr, moi non plus ! C’est juste impensable… Un enfant arrive à marcher autour de 1 an, c’est un fait indéniable. Du coup, comme c’est une croyance ancrée chez toi, tu vas envoyer à ton enfant pleins de signaux positifs pour l’inciter à marcher, lui montrer qu’il peut y arriver, qu’il va y arriver, c’est juste “normal”. Imagine un instant que tu changes de croyance et que tu sois persuadé(e) que ton enfant n’arrivera jamais à marcher ; à ton avis, que va-t-il se passer ? Probablement que l’enfant mettra beaucoup plus de temps à marcher, voire n’y arrivera jamais. C’est juste dingue, non ? Il suffit d’y croire, d’envoyer tous les signaux positifs dans ce sens et hop, ça fonctionne.

Exercice pratique

Pense à un événement passé, présent ou futur dans ta vie où tu t’es dis : “j’y arriverai pas”, “je suis nul(le)”, “c’est trop dur”, “c’est impossible”. Note la situation et ta croyance négative, par exemple : “je suis intervenu(e) lors d’une conférence et je me suis trouvé(e) nul(le)”. Probablement que ton cerveau va te renvoyer les images de tout ce qui t’a amené à penser que tu étais effectivement “nul(le)” lors de cette conférence. Maintenant, change la deuxième partie de la phrase en positif, par exemple : “je suis intervenu(e) lors d’une conférence et je me suis trouvé(e) génial(e)”. Focalise-toi sur le “génial” et note tous les éléments qui t’amènent à penser que tu as effectivement été génial(e). Tu en trouves ? Je suis sûre que ça te donne le sourire 🙂

L’optimisme, c’est aussi simple qu’un bilan comptable 📊

Attention, tu as tout à fait le droit de ne pas être bien, de te sentir mal par moments, d’avoir un coup de blues. Nous sommes avant tout des êtres humains et il ne faut pas être trop exigeant envers nous-mêmes. Il faut aussi prendre soin de soi et s’accepter avec nos hauts et nos bas. S’auto-flageller ne sert à rien. Par contre, c’est comme un bilan comptable : tu as des lignes avec du “+” et des lignes avec du “-”. Tant que le total est positif, c’est tout bon. Si ton total est négatif, là il faut agir et faire quelque chose. Ça peut avoir un côté confort de rester dans le négatif ; après-tout, c’est simple, “on subit”, on a pas besoin de se bouger, c’est le monde qui va mal, un point c’est tout ! Si ce type de réaction t’arrive, ne t’inquiète pas, je suis passée par là (et j’en suis sortie :)). Parfois, c’est plus simple de rester dans sa zone de confort que de se bouger. Cyr nous rappelle que c’est concret l’optimisme, ce n’est pas juste une intention. L’intention, c’est le point de départ mais derrière, il faut l’incarner (la posture), y mettre de l’énergie, ne pas accepter de rester dans le négatif et enfin, passer à l’action car sans passage à l’action, il n’y a rien, ce sont juste de belles idées.

Comment aider quelqu’un qui n’est pas bien ? 😔

Je vois beaucoup de personne qui “compatissent”, se mettent dans l’empathie lorsqu’une personne va mal. Du coup, elles amplifient le négatif et n’amènent pas la personne à en sortir. Par exemple, récemment, le copain d’une de mes amies l’a quittée (scénario classique)… Plutôt que d’aller dans son sens en disant “il est nul“ (et autres noms d’oiseaux moins sympathiques), “il ne sait pas ce qu’il perd”, “il ne retrouvera jamais quelqu’un comme toi” et j’en passe… J’ai choisi de l’aider à en sortir ! Comment ? En lui transmettant mon optimisme, ma joie de vivre, mon rire. Cyr dit, justement : “ce n’est pas parce que je pleure avec quelqu’un que je vais sécher ses larmes”. Alors que si je ris, je vais lui permettre de passer un bon moment et de penser à autre chose, focaliser sur le positif, le futur, la suite. Bien sûr, il y a la courbe du deuil qui entre en jeu et il faut en avoir conscience pour pouvoir en sortir, plus rapidement.

Conseil

Dans des situations compliquées où accepter la réalité est très difficile, comme un décès ou une rupture, appuie-toi sur la courbe du deuil de Kübler-Ross :
Courbe du changement de Kübler-Ross selon @Bloculus

Prends soin de toi 🥰

Tu es la personne la plus importante au monde, prends soin de toi en premier. Si tu es bien avec toi-même, tu seras bien avec les autres. C’est chimique comme dirait Cyr ! J’attire ce que je suis. Tu es belle/beau, tu as du potentiel, tu as quelque chose d’unique à exprimer dans ce monde, tu contribues au bonheur de tes proches, etc. mais tout ça, tu arrives à le faire parce qu’avant toute chose, tu es bien avec toi, tu te soignes, tu t’acceptes tel(le) quel(le), tu te fais confiance, tu évolues à ton rythme, etc.. Souviens-toi de ça !

Exercice pratique

Regarde-toi dans le miroir et offre toi un cadeau : énonce à voix haute trois compliments que tu te fais là-maintenant. Ça peut être physique, moral, un moment de vie, peu importe, quelque chose qui te fais du bien et te donne le sourire.

2 commentaires sur « L’optimisme, “l’outil de fou” de Cyr »

  1. Merci Margaux, tu as un sacré talent d’écoute et d’amplificatrice d’impact ! Je te renouvelle à froid avec joie le merci sincère qui m’est. Ému à chaud à l’enregistrement

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