Selon Cécile, tout peut être une belle chose

Cécile est formatrice et facilitatrice en communication interpersonnelle et pédagogie ludique. Elle fait également partie de Bouge Ta Boîte, réseau business féminin pour gagner en visibilité et accroître votre chiffre d’affaire. J’ai eu le plaisir de l’interviewer dans le cadre de ma série de podcast Un petit rayon de breizh et je délivre ici les points clés que j’ai retenus de cette entrevue.

Au début, c’est la galère 😫

“Aïe. J’avais pas prévu ça… Quelle galère !“. Face à une situation déplaisante, il n’est pas rare de réagir ainsi sur le coup, c’est humain. Dès qu’une situation sort de ma zone de confort ou de contrôle, mon cerveau réagit instinctivement. Le pneu qui éclate, les bouchons qui me mettent en retard, un client mécontent, une facture trop élevée, un enfant malade, que de galères qui n’arrivent qu’à moi ! À partir de cette situation, tu as deux choix (et ce sont des vrais choix que toi seul(e) peut prendre) : 1/ Soit tu restes dans le côté “galère”, négatif, en ruminant, en étant frustré(e) et tes émotions vont paralyser ton cerveau, tu ne pourras pas sortir du problème pour trouver une solution. Soit, tu es persuadé(e), comme Cécile, que derrière ce problème se cache une belle chose, que c’est une “grâce déguisée” que tu ne vois pas forcément, pour t’ouvrir à des solutions inimaginables. Si l’aspect “foi” de “grâce divine” te rebute, tu peux aussi le voir sous cet angle qui est le mien : “la situation aurait été mieux différemment sans doute mais elle est telle qu’elle est et je ne peux pas la changer donc autant voir le positif que je peux en tirer”. Plus tu résistes à faire face à la situation et à l’accepter telle qu’elle est, plus c’est difficile d’en sortir. En fait, c’est tout simplement une question d’énergie. Centre ton énergie sur ce qui est vraiment important, sinon tu vas la gaspiller, ça va mobiliser tout ton corps et ton cerveau et tu ne pourras pas avancer.

Exemple

Dans ma vie d’avant, j’étais consultante en management et je faisais beaucoup de déplacements, notamment en train. Un de mes clients était à Bergerac, j’ai donc pris la ligne Paris-Bordeaux. C’était en milieu de semaine, j’avais déjà accumulé beaucoup de fatigue de déplacements pendant plusieurs semaines et le train me faisait arriver vers 22h à mon hôtel pour démarrer aux aurores le lendemain. J’ai découvert que cette ligne était souvent en retard lorsque les voyageurs de mon wagon ont répondu en écho “Oh non, encore…” à l’annonce de l’agent SNCF. Tout le monde râlait, moi j’observais (en fait je souriais :)). J’aurais pu réagir comme eux mais ça n’aurait fait qu’aggraver mon état de fatigue ; à la place, j’ai simplement annulé mon hôtel à Bergerac, j’en ai réservé un à Bordeaux pour pouvoir diner et me coucher pas trop tard, puis j’ai repris un billet de train pour le lendemain direction Bergerac, avec un taxi pour m’amener chez mon client. Au final, j’ai gagné du temps car Bordeaux était plus près, je pouvais diner sereinement et le lendemain, j’ai pu dormir un peu dans le train et me préparer pour ma journée. Oui, ça aurait été mieux s’il n’y avait pas eu ce soucis mais il est arrivé de toute façon et je n’y pouvais rien alors autant le transformer en opportunité 🙂 Si j’avais râlé comme la plupart des voyageurs, j’aurais mis toute mon énergie à pester contre la SNCF au lieu de la transformer en énergie d’action pour avancer.

S’appuyer sur celles et ceux qui vont dans mon sens ➡

J’en ai déjà parlé dans d’autres articles et c’est un point très important. Entoure-toi des personnes qui reflètent ce que tu as envie d’être. Tu as envie de positif ? Trouve des personnes positives. Tu as envie d’entreprendre ? Trouve des entrepreneurs que tu admires. Tu as envie d’être plus sportif/ve ? Trouve des sportifs/ves avec qui t’entraîner. Tu as envie de gagner plus d’argent ? Entoure-toi de personnes qui gagnent bien leur vie. C’est ton entourage qui reflète qui tu es.

“Vous êtes la moyenne des 5 personnes avec lesquelles vous passez le plus de temps.”

– Jim Rohn

L’important, ce n’est pas ce que tu es, c’est ce vers quoi tu tends et ce que tu mets en place pour y arriver. Si tu as envie d’aller vers l’optimisme, crée-toi un environnement optimiste. Avec mes podcasts, je rencontre des tas de gens optimistes et ça ne fait que renforcer mon optimisme. Tu peux créer la vie que tu souhaites, il suffit simplement que tu le décides et que tu te mettes en mouvement, “oser” comme dit Cécile.

Exercice pratique

Liste les 5 personnes les plus proches de toi. Pour chacune, note 5 choses positives qu’elle t’apporte. Si tu n’en trouves pas 5, revisite cette relation : est-elle à l’équilibre (autant d’apport de chaque côté) ? Correspond-elle à ce que j’ai envie d’être ? Si elle ne correspond pas, cela ne veut pas dire mettre fin à la relation, c’est juste en prendre conscience et voir si tu peux améliorer l’échange pour te permettre d’être bien et de progresser.

Pas le choix ⛔

Cécile voit l’optimisme comme quelque chose d’évident, “on a pas le choix”, “il faut vivre à fond et la vie m’apportera ce dont j’ai besoin”. En fait, elle pense même que si on est pas optimiste, il ne reste pas grand chose à la vie puisqu’on ne peut pas rebondir. La vie est mise en mouvement, tout ce qui est statique est amené à mourir dans ce monde qui change tout le temps. Prenons l’exemple de Kodak, ils n’ont pas pris le train du numérique et ils se sont cassés la figure. Si je ne progresse pas, je régresse. L’optimiste nourrit une sorte de foi que tout va bien aller, quelle que soit la situation parce qu’il/elle sait qu’il/elle est résilient(e) et va trouver des solutions quoi qu’il arrive.

Exercice pratique

Liste les zones d’incertitude dans ta vie actuelle : projet professionnel, projet immobilier, projet familial,… Pour chacune, écris ton objectif final comme s’il était réalisé (imagine un génie qui exauce ton souhait) : “J’ai un nouveau travail, riche, qui correspond à ma zone de compétence…”. Tu es bien dans ce rêve (situation visée) ? Maintenant, écris un peu plus bas ta situation actuelle : “Je suis inscrit(e) chez Pôle Emploi, je touche le chômage…”. Trace ensuite une flèche de la situation actuelle à la situation visée. À droite, tu vas pouvoir lister tous les freins qui t’empêchent d’aller vers la situation visée. À gauche, écris tous les moteurs qui te poussent vers la situation visée. Si tu n’avances pas, c’est que tu es à l’équilibre, tu as autant de freins que de moteurs. Pour bouger, il suffit simplement de te mettre en mouvement, c’est-à-dire d’augmenter un moteur ou de baisser un frein. Et hop, tu auras un prochain petit pas pour avancer, puis un deuxième et un troisième, etc. jusqu’à arriver à ta situation visée.

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