Juliette se donne les moyens d’être optimiste

Juliette Muchielli est directrice générale de Venetis Vannes depuis janvier 2021. Avant, elle était directrice du développement de Abaka, conseil RH. J’ai eu le plaisir de l’interviewer dans le cadre de ma série de podcast Un petit rayon de breizh et je délivre ici les points clés que j’ai retenus de cette entrevue.

Ton état peut varier 📈

C’est ok de ne pas aller bien. Il y a des jours où ça ne va pas et c’est parfait, rien ne sert de culpabiliser, ça génère de l’énergie négative pour rien. J’ai récemment lu un article sur ce sujet qui parlait de “l’injonction au bonheur” ou encore “happycratie”. “L’happycratie désigne l’injonction sociale et morale de rechercher à tout prix le bonheur personnel et la réalisation de soi dans toutes les sphères de notre vie, et ce par la consommation de «marchandises psychologiques»” (extrait de l’article de Madame Figaro). Comme si, après lecture de multiples livres sur le développement personnel, la psychologie positive, nous devions balayer toutes les émotions négatives d’un coup de baguette, non ! Ce sont des jolis moteurs pour avancer et notre état a le droit d’osciller entre diverses émotions et de les montrer. Il faut juste les accepter et se demander comment je peux avancer à partir de là. Les émotions font parties de nous. Là où je ne suis pas d’accord (entre autres) avec la happycratie c’est que pour moi, il faut d’abord se changer soi pour pouvoir impacter son environnement. Mais être mal, c’est ok, à partir du moment où l’on rebondit. Je suis persuadée que tout le monde peut y arriver, même si c’est plus ou moins facile, en fonction de l’environnement de la personne, de ce qu’elle a vécu, etc.

“Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était, aie confiance en ce qui sera.”

– Bouddha

Tu ne peux pas tout contrôler 😉

J’ai toujours cherché à vivre dans la perfection. Quand on vit avec des adolescents, on se rend vite compte que la perfection au quotidien, ce n’est pas atteignable. Je me suis essoufflée au début, à vouloir tout contrôler, sur tous les aspects de ma vie. Je voulais contrôler le monde autour de moi, les réactions de mes proches, tout devait rentrer dans mon moule. On parle beaucoup de “lâcher-prise”, certes mais en fait, il ne s’agit pas vraiment de ça car le risque est de perdre le côté positif du contrôle. J’ai appris que le contrôle a de très bons côtés, par contre, ça ne sert strictement à rien de contrôler ce qui ne peut pas être contrôlé. Dans ta vie, il y a des choses que tu peux changer, sur lesquelles tu as un impact et d’autres sur lesquelles tu ne peux rien et là, il vaut mieux lâcher prise. L’important est de savoir distinguer l’un de l’autre, sans se voiler la face. Si je me trouve trop grosse, il y a une part de génétique (ou maladie) non actionnable mais il y a aussi ma responsabilité, de par mon alimentation, mes activités sportives, etc. Si j’ai des cheveux blancs, c’est inévitable, c’est la vieillesse mais je peux choisir de les colorer, de trouver un traitement naturel, etc. Après, ce sont des choix. Si je n’ai pas d’argent à dépenser chez le coiffeur pour colorer mes cheveux, là je ne peux pas forcément contrôler donc j’enclenche le “lâcher-prise”, j’accepte de vivre avec. Un décès ou une séparation ne sont pas des choses que l’on peut contrôler, en revanche, on peut contrôler la façon dont on réagit et, dans le cas d’une séparation, essayer de tirer des enseignements pour progresser soi-même.

“Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé ; et le courage de changer de qui peut l’être ; mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.

– Marc-Aurèle

Trouve ton geste “doudou”

Lorsque Juliette va moins bien, elle a ce geste “doudou”, quelque chose qui lui fait du bien et qu’elle fait le plus souvent possible. Dans son cas, c’est aller dans la nature, voir la mer, rester connecté à ce qui l’entoure. Plus tu te connais toi-même, plus tu pourras faire les choix justes, ceux qui te font du bien. Si la nature est une ressource pour toi, trouve du temps pour en profiter. Si c’est faire du yoga, ou aller courir ou… trouve ton geste “doudou”, qui te fait du bien et prends du temps pour l’actionner. C’est une gymnastique quotidienne, ça demande la persévérance. À toi de te donner les moyens d’être optimiste. Juliette raconte cette petite histoire dans son podcast : c’est un petit dragon qui voyage sur le dos d’un panda. Ce dernier lui demande : “Qu’est ce qui est plus important ? demande le grand panda. Le voyage ou la destination ?” “La compagnie lui répond le petit dragon”. Appuies-toi sur les autres, ils peuvent t’aider à retrouver l’optimisme.

Prendre le temps de vivre signifie avoir du temps pour soi“

– Steve Lambert

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